Ces petits défis qui nous rappellent que nous sommes vivantes

Qui aurait cru que monter dans le train de la mine à Walibi pouvait générer autant de réflexions ? Et pourtant.

Revenons un peu en arrière. L’année dernière, à l’occasion d’Halloween, Jess et moi décidons d’emmener les enfants à Walibi. Une journée pour profiter ensemble, admirer les décors incroyables et s’imprégner de l’ambiance. Jusque-là, tout va bien.

Mais il faut savoir une chose : ni Jess ni moi ne sommes des fans des attractions à sensations fortes. Se promener dans le parc, regarder nos enfants hurler de plaisir, et savourer une gaufre suffit largement à notre bonheur. Pourtant, ce jour-là, les enfants insistent. “Allez, montez avec nous !” Et là, on se retrouve devant un dilemme : continuer à dire non, ou… tenter quelque chose qui sort légèrement de notre zone de confort.

Finalement, nous acceptons. Mais attention, pas n’importe quoi ! Hors de question de grimper dans le Kondaa ou toute autre attraction qui retourne l’estomac. Non, ce sera le train de la mine. Oui, beaucoup se moqueront : “Le train de la mine, vraiment ?” Mais pour nous, c’était déjà un défi.

Nous voilà donc dans la file, pas très rassurées, essayant de rire avec les enfants pour cacher notre appréhension. Le moment d’embarquer arrive. Trop tard pour reculer. Une fois assises, on commence à remarquer des détails rassurants : la barrière de sécurité, certes un peu sommaire, et l’âge des enfants autour de nous (5 ou 6 ans peut-être ?). Franchement, qu’est-ce qui pourrait bien nous arriver ?

Le train démarre. Une montée, quelques virages, une descente, des cris (certains sont les nôtres, soyons honnêtes). Et finalement, des rires. Beaucoup de rires. On rit de l’attraction, de notre peur un peu exagérée, et surtout… de nous-mêmes. On finit par refaire un tour. Puis un autre. Et, étonnamment, on y prend goût.

Quand nous sommes revenues en décembre, il était clair que le train de la mine était passé de défi stressant à activité familière. Certes, il y avait encore une petite appréhension avant le premier tour, mais elle s’est vite dissipée. Cette fois, nous l’avons fait cinq fois. Cinq ! La photo que vous voyez ici a été prise ce jour-là. Regardez nos visages. Pas mal, non ? Beaucoup plus de confiance, moins de peur.

Et c’est là que je veux en venir. Ce petit défi, mesuré et accessible, nous a permis de sortir de notre zone de confort pour entrer dans une zone de croissance. Ce n’était pas insurmontable. Ce n’était pas au point de nous pousser dans une zone de stress. Mais c’était juste assez pour nous prouver que nous en étions capables. Aujourd’hui, le train de la mine fait partie de notre zone de confort (ok, peut-être le bord de cette zone).

Alors, que vous réserve votre prochain petit défi ? Pas besoin d’aller directement dans les montagnes russes de la vie. Un petit pas suffit pour commencer. Et qui sait, à force d’avancer doucement, on finit peut-être par grimper dans des attractions que l’on croyait inimaginables.

(Pourvu que les enfants ne lisent pas ce post…)

Blissbizz

Arli