
Depuis deux mois, je me sentais plus tendue que d’habitude.
Le travail, les responsabilités, les attentes — tout semblait peser un peu plus lourd.
Je m’agaçais plus vite, je prenais les remarques trop à cœur, je me sentais… fragile.
Pas faible, mais moins solide, comme si mes ressources internes avaient pris un coup de fatigue.
Et puis, il y a deux ou trois semaines, j’ai pris une décision toute simple :
me coucher plus tôt.
Je ne parle pas ici d’un grand bouleversement de vie.
Je suis, de base, une bonne dormeuse — j’ai cette chance.
Mais j’ai décidé de faire de mon sommeil une vraie priorité, pas une variable d’ajustement.
Je monte dans ma chambre vers 21h15-21h30, bien avant que le sommeil ne me réclame.
Je prends le temps de faire ma routine du soir tranquillement, sans courir, sans bâcler.
Et là, je peux m’adonner à mon plaisir du soir : lire.
Pas trois pages en luttant contre le sommeil, non. Lire pour de vrai.
Avec attention. Avec joie.
Vers 22h, j’éteins. Mon réveil sonne à 6h10.
Cela me fait, en moyenne, 7h30 de sommeil par nuit.
(Rappel utile : la moyenne en France est de 6h42, et la recommandation se situe entre 7 et 9 heures. Les femmes, d’ailleurs, ont besoin d’un peu plus de sommeil que les hommes)
Résultat ? Je me sens plus calme. Plus posée. Plus solide.
Le stress est toujours là — bien sûr. Mais je me sens mieux équipée pour y faire face.
Comme si mon système nerveux avait un peu plus de recul, un peu plus d’espace pour respirer.
Vous le savez, chez Bliss, on ne rigole pas avec le sommeil. Dans notre exercice du Time Tracker (il n’est d’ailleurs pas trop tard pour regarder notre workshop qui y est consacré : ici), que vous connaissez peut-être si vous avez suivi nos programmes, le sommeil est un impondérable. On le suit, on l’observe, on l’écoute. Parce qu’il dit beaucoup de nous.
Mais ce que je veux vous dire aujourd’hui, c’est ceci : même si vous dormez bien, même si vous êtes du genre à tenir sans trop dormir, même si vous êtes en mode “je gère, pas besoin de plus”… en période de stress, prenez le temps de revenir à cette base essentielle : votre sommeil. Faites-en un refuge. Un vrai.
Sur ce, je vais me coucher (lol)
Blissbizz,
Arli
Très bel article — il rappelle avec justesse que le sommeil n’est pas un luxe mais un levier central de régulation émotionnelle et physiologique.
Ce que vous décrivez est parfaitement cohérent d’un point de vue neurobiologique : en période de stress, le système nerveux sympathique (alerte, vigilance, réactivité) prend le dessus. En augmentant volontairement votre temps de sommeil et en instaurant une routine stable, vous avez renforcé l’activation du système parasympathique — celui de la récupération, de la consolidation mnésique et de la stabilité émotionnelle.
La lecture calme avant 22h est d’ailleurs un excellent choix : lumière tamisée, stimulation cognitive douce, absence d’écran… tout cela favorise la sécrétion progressive de mélatonine et prépare le cerveau à une transition fluide vers le sommeil profond. Ce sont ces phases profondes qui permettent une meilleure résilience au stress le lendemain.
En période de surcharge mentale, on peut aussi compléter ce type de routine par :
une baisse progressive de la luminosité après 20h30,
5 minutes de respiration lente (cohérence cardiaque),
un court rituel d’écriture pour “décharger” les pensées,
une régularité stricte des horaires (même le week-end si possible).
Le sommeil devient alors un véritable outil de régulation émotionnelle, pas simplement un temps de repos.
Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir la mise en place de routines apaisantes et d’outils concrets pour soutenir le système nerveux et la qualité du sommeil, le site https://www.compagnon-zen.fr
propose des ressources intéressantes autour du bien-être, de l’équilibre émotionnel et des rituels du soir.
Merci pour ce rappel essentiel : parfois, la meilleure stratégie face au stress reste la plus simple… aller se coucher un peu plus tôt.
Merci beaucoup pour ton partage!